Vie quotidienne

Confinement jour 4 : c’est la panique.

Drôle de circonstances dans lesquelles je reprends ce blog.
Confinés. Comme toute la France l’est, où plutôt le devrait. Certains semblent n’avoir pas bien compris le concept.
Rester à la maison. S’occuper de Petit Bonhomme 24h/24. J’ai l’habitude.

Et pourtant la folie me guette. Je suis pétrifiée d’angoisse et je sombre dans la déprime.
Pas parce que je suis enfermée. Mais par rapport à toutes les conséquences que ça va impliquer.

J’ai vécu une année 2019 extrêmement difficile financièrement et moralement. L’année 2020 devait être un renouveau (ce mot me fait penser à la Reine des Neiges). Et patatras ! Cataclysme ! Un Covid-19 nous tombe dessus.

Et ma demande de prêt immobilier ? J’aurais peut être un jour une réponse. Si pas de prêt, pas d’achat de l’appartement dans lequel je vis en accession location. Et beaucoup d’argent déjà investi perdu.

Et les vacances à La Réunion ? Ça tombe probablement à l’eau. Pas de vacances, pas de mariage. Moi qui avais enfin obtenu un oui, après des années d’attente.

Et la visite de la belle famille ? Je suppose que mamie devra attendre encore avant de voir son petit fils.

Et puis le salaire ? Je suis assistante maternelle depuis deux mois. Un rêve attendu tellement d’années. Mais dans le contexte actuel de confinement, j’ai demandé aux parents de garder leur enfant, puisqu’eux même sont obligés de rester à domicile. Et bien puisque la décision vient de moi, ils ne sont pas tenus de me payer.
En effet, les assistantes maternelles doivent continuer d’accueillir les enfants. Même si la mise en place de gestes barrières est une utopie quand on s’occupe de jeunes enfants. D’ailleurs, alors que c’est tout un parcours du combattant d’obtenir un agrément, puis un deuxième, que notre maison est inspectée jusque dans les tiroirs, qu’on doit tout justifier,… Maintenant on a le droit d’accueillir jusqu’à 6 enfants, 10 même si on compte les nôtres. Et cela sans aucune formalité, aucune vérification. Quand j’ai demandé mon agrément (2 en fait), la puéricultrice m’a dit que ce serait très compliqué d’accueillir un de plus. Mon appartement lui semblait trop petit pour 3 enfants. Mais aujourd’hui, je pourrais accueillir 6 enfants sans problème.
En revanche, je n’ai pas le droit de refuser de travailler, pas le droit de faire passer ma famille avant tout, et ce même si les parents sont chez eux (et pas en télétravail).
Me reste plus qu’à espérer que les parents soient compréhensifs et veuillent bien me mettre au chômage technique.

Voilà pour ce qui est de mon état d’esprit au jour 4 du confinement. Mais le fait d’écrire tout cela, de vous le confier, cela m’enlève un petit peu du poids que je porte.

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